Témoignages

« …Aucune de ces images ne ressemble aux autres. Chacune est une poème distinct, avec son langage et son mouvement. Et cela sans sortit du noir, de sa rudesse, de son âpre simplicité, de sa vigueur… » Jean CASSOU, Paris 1975
« …Je suis extrêmement ému de retrouver une fois de plus, et cette fois dans son plus grand approfondissement, la sympathie que vous avez toujours portée aux efforts que je n’ai cessé d’accomplir pour demeurer fidèle à quelques grandes pensées qui me sont chères. Il y a entre vous et moi une connivence de cœur et d’esprit dont je ne cesse d’apprécier la constance vitalité… » Jean CASSOU, Paris 1984
« …un impressionnant envoi dont je ne veux pas tarder à vous remercier. J’en ai pris connaissance avec sympathie et interêt. Plus qu’à moi, me semble-t-il, c’est aux Indiens de la côte du Pacifique que votre oeuvre s’adresse. Mais je suis heureux si entre vous et eux, j’ai pu servir d’intérmédiaire… » Claude LEVI-STRAUSS, Paris 1991
« …Je trouve ce portrait très énigmatique et me pose la question: qui se cache derrière ce masque?… » Henri JOBBE-DUVAL, Paris 1992
« …Je suis heureux que cette photo si ancienne déjà ait servi de support à une série qui me parait excellente… » Albert BITRAN, Paris 1998
« …pour Cher Monsieur Besançon avec mes grands remerciements… » Ernst BEYLER, Bâle 1999
« …Vous rendez ma tête intéressante, et celle des autres qui l’est en général (mais jamais assez) […] J’attends avec impatience vos nouveautés. J’espère que vous pourrez un de ces jours faire un détour par Genève et je n’hésiterai nullement à choisir certains portraits, à bientôt… » Michel BUTOR, Genève 2000
« …j’aime cette « répliqueé à mes mots, j’aime l’idée de la faille que la face ne parvient pas à masquer tout à fait!… » Alain FREIXE, Nice 2012
« …Merci pour votre magnifique envoi […] Nous en reparlerons si vous voulez quand vous viendrez au printemps. A bientôt… » Michel BUTOR, Genève 2014

« Il s’agit de fortes interventions en couleurs sur des photos de personnes connues ou célèbres, photos souvent réalisées par l’artiste. Donc, pour les portraits, passages des visages aux masques. Mais l’exposition est titrée « Du Masque au Visage ». C’est que, comme l’écrivait André Malraux dans « La condition humaine » : « Le masque possède au plus haut point l’accent qui fit longtemps exécrer ou craindre les portraits : la fixation de la vie libérée du temps.» Malraux qui, parlant des masques des arts premiers, dans « Le musée imaginaire » explicite que le masque est révélateur de l’essentiel de ce qu’il est sensé cacher du visage. Si je lis ton masque, je sais qui tu es. Sigmund Freud dit bien que nos mensonges aussi disent notre vérité. En masquant, la peinture devient dénonciatrice : « Vous rendez ma tête intéressante, et celle des autres qui l’est en général déjà (mais jamais assez)… » lui écrivait Michel Butor. C’est bien la fonction de l’art, qui n’est pas de reproduire l’objet réel mais d’en dire quelque chose qui n’est apparent que par le regard de l’artiste. » Marcel Alocco, extrait de son article sur l’exposition à la Médiathèque de Rueil-Malmaison, performArts, 06/07/2018.

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